Séverine Flagez

Sophrologue certifiée

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Expatriée = vulnérabilité ?

Nous connaissons les chiffres des femmes victimes de violences conjugales en France, même si cela ne permet pas de mesurer l’ensemble du drame. Il y a aussi cette part qui n’est jamais entendue… Et qu’en est-il des femmes françaises qui vivent à l’étranger pour un temps ?

Même si toutes les femmes ne franchissent pas l’étape de dévoiler leur situation pour en sortir – parfois parce que leur vie est en danger –, en France elles bénéficient d’un soutien majeur : associations, police, tribunaux, avocats, centres d’hébergement, accompagnement à la reconstruction…

Pour les femmes qui, par choix ou non, suivent pour une période de vie leur mari (ou assimilé) à l’étranger, les violences peuvent s’ajouter à un isolement : éloignement de la famille, des amis, de l’environnement habituel, déjà facteur de complication. La barrière de la langue, et un système d’écoute moins scrupuleux face à la situation, peuvent fermer toute possibilité de secours, ou un réseau d’aide existant mais pas connu. Parfois la famille pensait vivre une réalité idyllique ; à l’étranger, quelque chose bascule, et le mari change : harcèlement, isolement, domination, etc.

Oser parler, c’est déjà un premier pas vers la libération.
La peur, la honte, la dépendance affective ou financière… tout cela enferme.
Mais parlez, à une personne de confiance, à un professionnel de santé, à une association, à une amie, c’est faire exister sa réalité et amorcer le chemin de « sortie ».

À toutes les femmes, où qu’elles soient,
souvenez-vous : la violence n’a pas de frontières, mais la solidarité non plus.
Vous n’êtes pas seules.

Parlez, demandez de l’aide, reprenez votre souffle.

  • The fondation the SORORITHY :

Dans la rue, dans les transports, au bureau, en soirée, chez toi : TU N’ES JAMAIS SEULE

https://www.jointhesorority.com/saveyou

  • SAVE YOU est composée d’écoutantes bénévoles formées à l’écoute active (psychologues, psychiatres, assistantes sociales, etc.) à l’écoute des personnes faisant appel à notre soutien, pour leur rappeler qu’elles ne sont pas seules, pour les soutenir et pour les orienter au mieux vers des associations, des professionel.le.s des institutions adaptées.

saveyou@jointhesorority.com

En 2023, les services de sécurité français ont enregistré ≈ 271 000 victimes de violences commises par un partenaire ou ex partenaire, soit une hausse d’environ 10 % par rapport à 2022. Parmi ces victimes, 85 % sont des femmes.( Ministère de l’Intérieur)
En 2022, les forces de sécurité ont recensé environ 159 400 faits de violences conjugales (hors homicides), dont 139 200 victimes étaient des femmes (soit 87 %).
Les femmes expatriées sont « grandes absentes des statistiques » (courrier international)
 « double peine » pour les femmes françaises expatriées victimes de violences conjugales, en raison de l’isolement, de la barrière linguistique, de la méconnaissance des ressources locales. (site femmExpat)