Même si toutes les femmes ne franchissent pas l’étape de dévoiler leur situation pour en sortir – parfois parce que leur vie est en danger –, en France elles bénéficient d’un soutien majeur : associations, police, tribunaux, avocats, centres d’hébergement, accompagnement à la reconstruction…
Pour les femmes qui, par choix ou non, suivent pour une période de vie leur mari (ou assimilé) à l’étranger, les violences peuvent s’ajouter à un isolement : éloignement de la famille, des amis, de l’environnement habituel, déjà facteur de complication. La barrière de la langue, et un système d’écoute moins scrupuleux face à la situation, peuvent fermer toute possibilité de secours, ou un réseau d’aide existant mais pas connu. Parfois la famille pensait vivre une réalité idyllique ; à l’étranger, quelque chose bascule, et le mari change : harcèlement, isolement, domination, etc.
Oser parler, c’est déjà un premier pas vers la libération.
La peur, la honte, la dépendance affective ou financière… tout cela enferme.
Mais parlez, à une personne de confiance, à un professionnel de santé, à une association, à une amie, c’est faire exister sa réalité et amorcer le chemin de « sortie ».
À toutes les femmes, où qu’elles soient,
souvenez-vous : la violence n’a pas de frontières, mais la solidarité non plus.
Vous n’êtes pas seules.
https://www.jointhesorority.com/saveyou
– En 2023, les services de sécurité français ont enregistré ≈ 271 000 victimes de violences commises par un partenaire ou ex partenaire, soit une hausse d’environ 10 % par rapport à 2022. Parmi ces victimes, 85 % sont des femmes. (Ministère de l’Intérieur)
– En 2022, les forces de sécurité ont recensé environ 159 400 faits de violences conjugales (hors homicides), dont 139 200 victimes étaient des femmes (soit 87 %).
Les femmes expatriées sont « grandes absentes des statistiques » (courrier international)
-« double peine » pour les femmes françaises expatriées victimes de violences conjugales, en raison de l’isolement, de la barrière linguistique, de la méconnaissance des ressources locales. (site femmExpat)